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| Le
cuirassé Richelieu |
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Son histoire:
Pour renforcer son armement naval, en 1934, la France
décide d'étudier un nouveau bâtiment de guerre.
La construction du cuirassé Richelieu débute en 1935
sur les bases des cuirassés Dunkerque et Jean Bart.
Ce navire de 247 mètres est armé de deux tourelles
quadruples de 380 mm, cinq tourelles triples de 152 mm
et six affûts doubles de 37 mm. Six affûts quadruples
de mitrailleuses de 13,2 mm complètent l'artillerie.
Son déplacement est de 44 700 tonnes
en charge. Quatre turbines à vapeur développent 160 000
CV et permettent
aux quatre hélices, de 4,88 mètres de diamètre, de
propulser le bâtiment à 32 noeuds (près de 60 km/h).
De nombreuses modifications interviennent entre 1940 et
1956 : Installation de tourelles quadruples de 40 mm
et de cinquante affûts simples de 20 mm entre autres.
Les installations de détection et radio subissent des
refontes complètes
tandis que les systèmes électriques et propulsifs sont
modernisés.
Le Richelieu participe à plusieurs opérations
militaires en mer du Nord, au Japon, en Indochine et dans
l'Océan Indien
de 1940 à 1944. Il est désarmé en janvier 1968
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Photos prises en 1974 environ
(Impossible à améliorer)
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En mai 1968 (Les pavés volaient bas), je
commence, avec mon père et mon frère, la construction
de la maquette du célèbre navire au 1/150ème,
une splendide réplique de 1 mètre 65 .
Un millier d'heures de travail sont nécessaires pour
achever le travail.
Faute de moyens financiers, l'automatisme et la radio
sont rudimentaires
mais toutes les fonctions essentielles sont au point.
Une petite radio mono-canal commande la rotation de cames
qui,
à leur tour, font tourner le gouvernail et actionnent
les relais
du moteur électrique. Un petit moteur fait tourner les
deux tourelles avant
suivant un cycle programmé par les cames du système
principal. |
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C'est l'époque
du système "dém...". On prend ce que l'on a
et on fait avec. Une merveilleuse école qui nous oblige
à phosphorer,
à découvrir, à penser, à inventer. On met en oeuvre
toutes ses connaissances et aussi celles des autres.
Faites de bric et de broc, nos inventions se
perfectionnent et deviennent de plus en plus fiables
On se surpasse. Avec presque rien, on fait tout.
Evidemment, le temps ne doit pas être un facteur
important.
Pas question de commencer une telle construction le lundi
pour espérer la voir naviguer le dimanche !
Des dizaines de week-ends y sont consacrés et, petit à
petit, les formes apparaissent, se précisent, prennent
leurs couleurs définitives.
Longtemps après, il y a l'instant où, le cerveau en
ébullition, on pousse, pour la première fois, le bouton
"marche" et alors ........... |
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Devinez qui essaie de récupérer son
joujou ? |
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Nos essais se déroulent dans une carrière de
sable désaffectée. Que de rigolades avec ces systèmes
mécaniques !
Barre à gauche : Le bateau tourne à droite ... Marche
arrière : Le bateau accélère ... On n'y comprend plus
rien ..
Quelques frayeurs aussi : C'est la berge entière qui s'effondre
à deux mètres de la maquette,
soudain prise dans un gigantesque raz-de-marée ou le
bateau qui, sans raison, s'arrête et se met à fumer. Le
fil électrique, récupéré sur des installations
téléphoniques, n'a pas fait face à la "gourmandise"
du moteur de propulsion et que dire des croisières avec
des vagues de dix centimètres, une vraie tempête !
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Mes études
m'occupent quelques années et je ne peux faire naviguer
le Richelieu que quatre ou cinq fois. Puis, le temps
passe ..... Etant actuellement occupé avec le
construction d'une autre maquette (Voir la construction
du HMAS Larrakia), j'ai donné ce bateau à un ami qui l'a
nettoyée et est en train de l'équiper de mécanismes
nécessaires à sa navigation |
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